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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 17:52

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23 novem­bre 2011, jour de la der­nière mani­fes­ta­tion pour l’abro­ga­tion de la réforme des retrai­tes orga­ni­sée par les syn­di­cats. Depuis le 19 octo­bre le mou­ve­ment se radi­ca­lise mais le gou­ver­ne­ment reste sourd et ne feras pas marche arrière.

Ce gou­ver­ne­ment aura employé les gros moyens pour faire couler un des plus gros mou­ve­ment social depuis 68, réqui­si­tion des gré­vis­tes des raf­fi­ne­ries pour les obli­ger à repren­dre le tra­vail, agents de la BAC dégui­sés en syn­di­ca­lis­tes CGT lors des manifs de Lyon, prison à ciel ouvert place Bellecour, avec fichage sys­té­ma­ti­que, gazage des mani­fes­tants ne pou­vant pas s’enfuir de la place Bellecour, canon à eaux et de nom­breu­ses arres­ta­tions. Mais aussi des attein­tes à la liberté d’expres­sion lors de l’expo photos « prison Bellecour » du samedi 20 novem­bre 2011 et sans oublier les mani­fes­ta­tions fas­cis­tes.

Et cela conti­nue, suite à cela de nom­breux grou­pes indé­pen­dants se for­ment pour dénon­cer cet état auto­ri­taire et sécu­ri­taire.

C’est le cas pour deux jeunes mili­tants le jour du 23 novem­bre 2011. Ils déci­dent à l’aube du mois de décem­bre et ces fêtes de noel de déco­rer le par­cours de la mani­fes­ta­tion qui se déroule entre Saxe et Cordeliers. Pour cela, ils uti­li­sent des ban­de­ro­les de papiers, avec ins­crits dessus des slo­gans peints à la bombe de pein­ture noire et rouge qu’ils col­le­ront ensuite sur les pan­neaux publi­ci­tai­res, pan­neaux de direc­tion et abri­bus à l’aide de simple mor­ceaux de scotch.

Le but était de mettre le plus de slo­gans dif­fé­rents n’énonçant aucune vérité géné­rale mais des slo­gans per­cu­tants, invi­tant le lec­teur à se remet­tre en ques­tion sur le sujet choisi. Des slo­gans connus depuis 68 ou extraits de chan­son et mêlant provoc, humour et réa­lité.

Les deux jeunes mili­tants à 200 m devant le début du cor­tège com­men­cent à scot­cher leurs affi­ches le long de l’avenue de Saxe. C’est parti. La pre­mière est posée « l’économie est bles­sée, qu’elle crève », puis d’autres comme « ils peu­vent enchaî­ner nos mains, mais pas nos cons­cien­ces »ou « vive le feu,vive les fous ».

Puis vient la ban­de­role qui ce jour - a fait polé­mi­que, la fameuse « CRS=SS » qui était plutôt un rappel sur le dérou­le­ment de la jour­née de la prison à ciel ouvert place Bellecour et de l’atteinte à la liberté d’expres­sion le samedi 20 novem­bre place Bellecour aussi par des poli­ciers.

L’un des deux mili­tants monte sur les bites en métal qui se trouve vers les pas­sa­ges pié­tons. Il se trouve en équilibre sur une jambe pour pou­voir scot­cher sur un pan­neau de cir­cu­la­tion cette fameuse ban­de­role.
L’affi­che « CRS=SS » se dévoile, un motard de la police natio­nale qui pas­sait par là freine d’un coup sec. Le poli­cier des­cend de sa moto et fonce vers le mili­tant tou­jours en équilibre sur une jambe à plus d’un mètre de hau­teur.

« Arrache ça tout de suite » lui dit-il ; sa phrase à peine ter­mi­née, ce der­nier donne un vio­lent coup dans les jambes du mili­tant qui tombe vio­lem­ment à terre sur le dos, une chance qu’il n’est pas fini embro­ché sur le poteau. Le mili­tant ayant sa res­pi­ra­tion coupé par la vio­lence de la chute, tente de se rele­ver mais le poli­cier sans un mot se rue sur lui pour le main­te­nir à terre.

Deux autres poli­ciers arri­vent alors en ren­forts pour qu’il reste cloué au sol, d’autres établissent un cordon de sécu­rité autour de la scène. C’est en vou­lant briser ce cordon, s’inquié­tant légi­ti­me­ment du sort de son copain que le deuxième mili­tant est à son tour inter­pellé.

Les deux sont ensuite menot­tés et envoyés au com­mis­sa­riat du 3/6. Une jeune étudiante vou­lant filmer la scène, s’est vu contrainte d’abais­ser son appa­reil sous peine de confis­ca­tion. Suite à cela le poli­cier à l’ori­gine du gra­buge arra­cha d’un geste rageur l’affi­che en ques­tion ainsi qu’une autre inti­tu­lée iro­ni­que­ment « Liberté d’expres­sion. » Les deux mili­tants feront 9 heures de garde à vue et sont accu­sés d’outrage, de rébel­lion et d’inci­ta­tion à l’émeute.

Ils pas­se­ront au tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Lyon le 11 février 2011 à 14 H.

A voir sur le site de rebellyon.affiches.jpg

 

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Published by Copwatcher
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commentaires

shadok 07/04/2011 20:02


23 Octobre 2010 plutôt que 2011 non ?


maxime 06/04/2011 11:18


Les gars si vous faite pas le bordel lors des manifs les condé ne viendront pas vous chercher...
Je suis pas pro-flic bien au contraire mais je suis tomber sur votre site au haard et je le trouve plus malveillant qu'autre chose si on fesait la meme chose pour vos partie d'extreme gauche que
diriez vous ?