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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 17:03

Amnesty International publie aujourd’hui une étude de cas intitulée France. « Notre vie est en suspens ». Les familles des personnes mortes aux mains de la police attendent que justice soit faite. Elle alerte sur le manque d’impartialité et de transparence entourant les affaires impliquant des agents de la force publique. Le document s’articule autour des témoignages des familles de cinq victimes qui luttent pour obtenir la justice et la vérité sur le décès de leurs frères, fils ou neveu, en garde à vue ou au cours de leur interpellation.

La lumière n’a toujours pas été faite sur les circonstances ayant entraîné leur mort. L’une des victimes était Français d’origine sénégalaise, les quatre autres étaient de nationalités algérienne, malienne, marocaine et tunisienne. 

Comme dans ses rapports de 2005 et 2009 sur les violences policières en France, Amnesty International dénonce l’opacité qui entoure les affaires mettant en cause des agents de la force publique maintenant les proches des victimes dans une grande souffrance.

« Les cinq cas examinés dans le document illustrent des problèmes structurels concernant le recours excessif de la force par les agents de la force publique et l’absence d’enquête effective, alors même que les faits sont très graves », déplore Izza Leghtas, chercheuse d’Amnesty International sur l’Europe. « Sans enquête adéquate, les familles des victimes ne bénéficient ni d’explications sur les circonstances de la mort de leur proche ni du sentiment que la justice a été faite. Cette impunité de fait rend leur deuil impossible. »

Usage excessif de la force, mauvais traitements, décès pendant des interpellations, les cas de graves violations présumées de droits humains commises en France par des agents de la force publique alarment Amnesty International qui mène des recherches sur le sujet depuis des années. Amnesty International exige que des enquêtes impartiales, indépendantes, exhaustives et appropriées établissent sans délai la vérité sur les circonstances ayant entraîné la mort et engagent des responsabilités en conséquence.

De plus, au cours de son travail, Amnesty International a observé que la majorité des cas portés à son attention concerne des personnes étrangères ou d’origine étrangère. 

« Ces pratiques entravent le fonctionnement d’un Etat de droit. La France doit prendre des mesures afin de prévenir de futurs  drames et permettre l’accès à la justice des personnes ou des proches dont les droits humains ont été violé », prévient Izza Leghtas.

Amnesty International est consciente des difficultés rencontrées par les agents de la force publique en France. Les agents sont souvent exposés à des risques importants et la majorité d’entre eux s’acquittent de leurs fonctions de manière professionnelle et dans le respect de la loi.

A la veille des élections présidentielle et législatives de 2012, Amnesty International rappelle que les droits humains ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de la sécurité. La France doit respecter ses engagements internationaux en prenant des mesures pour empêcher que des actes de torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants soient commis sur son territoire.

Amnesty International est particulièrement attentive au traitement de ces questions avec le remplacement cette année, de la Commission nationale de la déontologie de la sécurité (CNDS) par le Défenseur des droits.

http://www.amnesty.fr/4087

 

 

 

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commentaires

Jean-Luc LUMEN 06/12/2011 02:32

à Daniel,

vous avez mon adresse.
Au plaisir d'échanger des infos.

Jean-Luc LUMEN

daniel 02/12/2011 09:34

@ Jean-Luc mais aussi à ceux qui liront ces quelques lignes. J'étais effectivement fonctionnaire, je suis désormais retraité. Mes déboires ont eu lieu en 1998. J'étais aussi militant et élu CGT
depuis plus de 25 ans. Moi aussi je m'occupais dans ce cadre - en plus de mes activités professionnelles - des ennuis des tiers et dans la fonction publique ces ennuis sont aussi importants que
dans le privé. Cet engagement m'a valu de grosses inimitiés de la part de ma hiérarchie et a procuré à mes ex- "collègues" des garanties de carrière auxquelles eux-mêmes n'auraient osé espérer. Les
représailles furent VIOLENTES (voir commentaire précédent) et je fus mis dans un placard chez moi, payé intégralement pendant 4 années (salaire et primes... emploi fictif) avec INTERDICTION de me
présenter sur mon lieu de travail. C'est en passant outre cette interdiction que j'ai été tabassé par les flics au service d'un général en retraite qui, bénéficiant d'un emploi réservé occupait le
poste de responsable de mon service... et cumulait les salaires (retraite armée, paie du MINEFI).
Pour lui un syndicaliste était l'ennemi par excellence qu'il fallait abattre à tout prix.
Et la CGT dans tout ça ?
Ben la CGT fut PIRE que l'ensemble de ma hiérarchie réunie.
Comportement de collabos en raison du risque pour ses cadres dirigeants de perdre leurs privilèges en cas d'assistance de l'un de ses militants.
Donc il faut savoir que les flics sont parfois des brutasses sans cervelles mais ils ont l'avantage pour nous (citoyens) de pouvoir être identifiés... lorsqu'ils portent l'uniforme s'entend. En
revanche il existe des ennemis de l'ombre qu'on imagine être des alliés alors qu'ils ne sont que des traîtres... l'ensemble des organisations syndicales (leurs "leaders") !!
Sans cette collaboration contre nature il y a longtemps que la situation sociale aurait évolué en faveur des plus défavorisés, notamment si elles appelaient ENSEMBLE et pour une durée indéterminée
à combattre les injustices. Ce serait pour elles se tirer une balle dans le pied car elles vivent de la crise et de nos difficultés.
Pour ce qui est de l'appréciation du travail des fonctionnaires je dirais qu'il est conforme à ce qu'on peut trouver dans le privé, ni mieux ni pire. Ce qui a changé c'est qu'ils ne peuvent
aujourd'hui répondre favorablement aux requêtes et aux problèmes des citoyens d'où ce ressenti négatif de ceux qui en sont victimes... les fonctionnaires compris !!!

Jean-Luc LUMEN 02/12/2011 00:33

A Daniel…J'espère que vous êtes toujours fonctionnaire, car le pays manque cruellement de fonctionnaires utiles…honnêtes et ayant du bon sens.
Autant je dénonce les bœufs malfaisants (que l'animal m'excuse) qui n'ont rien à faire dans la fonction publique, autant je félicite le /la fonctionnaire qui non seulement fait son boulot mais doit
encore faire ou refaire le "boulot" saboté par ses collègues.
Cher lecteurs/lectrices…SI…ce n'était pas le cas …comment expliquer le nombre croissant de médiateurs(1)…

A la question de l'anonymat:… La France n'étant pas une vraie de vraie démocratie mais un vrai état policier, certaines personnes se doivent d'être très prudentes, et agir dans l'ombre.

"…ET DE LEURS FAUSSES DECLARATIONS, le doyen de juges d'instruction du TGI de Marseille, Patrick André, a osé rendre un non lieu…."
-- Daniel...Entre protéger le système et donner raison à un quidam le choix et vite fait.
-- Daniel...votre avocat...le conseilleriez vous à d'autres personnes...?
Personnellement...je ne pourrais conseiller les miens.

Me concernant:
- je ne passe pas de brosse à reluire…déjà pas à mes amis(e)…
- quand j'ai connaissance d'une injustice je ne détourne pas les yeux…
- j'ai toujours accordé mon aide…selon mes moyens techniques ou financiers…
Voyant quelqu'un lutter avec un problème, je ne peux m'empêcher de lui proposer une aide.

Ceux qui veulent mieux me connaître, adresse et autre chose, ils leurs suffit de "googeliser " mon nom,

(1) dont la plupart ne servent à rien, ne sont là que pour l'image et pour donner l'impression que l'on s'occupe de vous.

Un petit aperçu…ma lettre ouverte au président de la république en date du 07 mars 2009, Sarkozy n'a même pas eu la politesse de répondre ou de faire répondre…

Message envoyé
Merci de votre message,
Celui-ci a bien été envoyé à la Présidence de la République.
Présidence de la République,
Le 05 juillet 2010

Jean-Luc LUMEN
7 rue de la Forêt
F- 57320 FILSTROFF
Jean-luc.lumen@orange.fr

Filstroff le : 07 Mars 2009
Monsieur le Président,

Quand vous étiez ministre de l’intérieur, je vous avais fait parvenir un courrier et des copies du dossier, relatant les exactions, faux rapports, de gendarmes et de leurs officiers, qui ont amené
ma condamnation alors que, la principale accusatrice, madame Wagner Sonia, s’est rétractée et m’à innocenté au cours de l’audience en Appel présidée par le magistrat GRIMALDI, qui a tout bonnement
ignoré ce fait capital, qui démontrait non seulement mon innocence mais aussi les faux témoignages des autorités.
Ainsi que les exactions du préfet de Moselle, à mon égard.

Non seulement vous n’avez même pas daigné répondre, mais les exactions ont continué de plus belle, au point que les gendarmes ont directement menacé ma vie et par là les vies de ceux qui me sont
proches, ou de personne pouvant m’accompagner.
Ayant signalé, et par là même demandé de l’aide et la protection aux différents préfets de la Moselle n’a fait qu’aggraver ma situation.
La situation s’est aggravée, de par la directe menace de mort par des gendarmes, puis par l’intervention de leur officier le capitaine Muller (de la brigade de Boulay) nous menaçant, mon ami et
moi, de poursuites si nous déposions plainte pour tentative d’homicide volontaire.

L’ami qui m’accompagnait ce jour, fut projeté malgré ses 100Kg à environ 5-8 m, heureusement comme seule conséquence, avec un bras dans le plâtre.

Le comportement de ce capitaine Muller et les menaces de mort, qu’au départ nous prenions plus pour des bravades de gendarmes, nous ont fait comprendre qu’il était plus qu’urgent de prendre toutes
dispositions pour prévenir toutes actions pouvant nous nuire, tout en observant la loi selon l’article 122-5 et 122-7 sur la légitime défense.

Cette affaire était sur la place publique, plus le fait que je dénonçais les exactions et détournements des fonds de notre commune par notre maire de l’époque (rien qu’environ 3,5 millions d’euros
et ceci pour un village de 700 Habitants)
Le préfet Bernard NIQUET avec la complicité de notre escroc de maire m’a fait interner sous couvert de l’article L-3213-2, pour soit disant troubles à l’ordre publique, pendant 106 jours, et j’y
serais encore sans le jugement du juge des libertés. Ce même juge que vous voulez éliminer ou écarter, laissant au seul bon plaisir de vos préfets le droit de vie ou de mort sur des personnes qui
s’opposent, qui se dressent contre votre politique, les exactions financières, exactions criminelles ou contre des lois criminelles qui vont à l’encontre du bon sens et des droits fondamentaux des
humains, en commençant par la privation des libertés des humains qui ne pensent pas comme vous.
Tous les psychiatres qui m’ont examiné, j’ai bien écrit tous les psychiatres, Monsieur le Président, ne m’ont trouvé aucun élément en faveur d’un diagnostic psychiatrique.
Ce qui signifie que je suis sain d’esprit, pas de corps étant en invalidité depuis 2000.

J’en profite pour vous signaler que la CPAM de Metz avait refusé de me verser ma pension (comme par hasard pour Noël) de Décembre et de Janvier, sous le motif que j’ai mon compte en Allemagne :
j’ai enregistré la conversation. de plus, les virements de ma pension mettent jusqu’à 28 jours, quant ils arrivent, comme celui de juillet 2008 qui ne m’à été versé qu’en novembre.

Je vous rappelle que c’est ″sous couvert de la loi″ de santé publique et de son article le plus criminel L3213-2, que votre préfet, Bernard NIQUET, a voulu me faire passer pour un fou, puis a
essayé de me rendre fou, avec l’aide de votre politique et de vos directives, votre préfet a échoué et de plus cela a ouvert les yeux à tout le village et environs.

Monsieur le Président, vous détenez les pouvoirs de rectifier….

- Je vous demande d’intervenir auprès du préfet Bernard NIQUET, qu’il fasse annuler les arrêtés préfectoraux et municipaux me concernant, qu’il me fasse restituer les objets illégalement saisis,
entre autres,
- Une relique, la baïonnette avec laquelle mon père a estourbi un nazi de la dernière heure qui voulait l’empêcher de rentrer vivant, après avoir été libéré du camp de concentration.
- Le pistolet en plastique de mon petit fils
- Mon permis de chasser que la gendarmerie ne retrouve plus.
Comment comptez vous dédommager ma famille et moi-même.

En espérant que cette missive vous fasse revenir sur le chemin du bon sens, et annuler les lois que vous avez fait voter qui n’ont qu’un but, selon vos désirs, celui de mettre les citoyens en
cage.

Vous jugiez les psychiatres comme étant des débiles, pour croire qu’ils allaient docilement cautionner et appliquer cette loi criminelle et de faire le sale boulot, qui est d’interner tout opposant
à votre régime.

Pourtant l’histoire de notre planète devrait vous montrer, que ce que vous essayez de faire n’a aucun avenir, à moins que vous recherchiez délibérément les troubles sur la voie publique pour finir
seul dans un bunker.

Je vous préconise d’écouter les enregistrements "LA NUIT SECURITAIRE" www.collectifpsychiatrie.fr

Monsieur le Président, démontrez nous que j’ai, que nous avons tort de vous accuser, en nous rendant justice en intervenant auprès des préfets et du préfet Bernard NIQUET, en intervenant à
l’Assemblée Nationale pour faire abroger l’article L-3213-2 tout en réformant dans le bon sens la loi de 1990 qui découle de la loi de 1838.
Il faudrait également réorienter, les millions d’Euros que vous avez débloqué pour faire construire des « ″camps de concentrations ″» au sein des centres hospitaliers psychiatriques. Réorientation
de façon à améliorer le nombre de psychiatres compétents, de soignants aguerris à ce milieu, ainsi que leur quotidien, pour une optimisation des soins et du matériel médical et non médical mais
pédagogique dont le but sera de remplir les heures interminablement longues d’une journée d’un vrai patient, qui pour le moment est livré à lui même sans moyen de s’occuper l’esprit. Les patients,
Qui de loin ne sont pas tous des fous, mais seulement en déprime ou en surmenage mental, et qui après une courte mais compétente prise en main, reprendraient pleinement ragaillardis leur place dans
la société.

Par respect pour votre fonction, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.


Jean-Luc LUMEN

Message envoyé
Merci de votre message,
Celui-ci a bien été envoyé à la Présidence de la République.
Présidence de la République,
Le 08 mars 2009

daniel 01/12/2011 19:42

D'accord avec Jean Luc. Précisons que je n'inscris pas mon nom par lâcheté ou peur mais que je le ferai si besoin est pour défendre la cause des victimes et pas seulement de celles qui hélas sont
mortes dans leurs pattes. Comme Jean-Luc j'ai été moi-même tabassé par ces gentils fonctionnaires. J'ai porté plainte contre eux après que l'UML (Unité Médico Légale) de l'hôpital de la Timone à
Marseille eut constaté officiellement les stigmates de leur travail d'orfèvres. Je me suis contitué partie civile et malgré les preuves de leurs exactions ET DE LEURS FAUSSES DECLARATIONS, le doyen
de juges d'instruction du TGI de Marseille, Patrick André, a osé rendre un non lieu.
Je précise que j'étais dans mon droit le plus absolu lorsque ces voyous m'ont frappé alors que j'étais déjà menotté dans le dos.
Je peux fournir TOUTES les preuves qui démontrent que ce témoignage est totalement véridique.
Dernière précision : à l'époque des faits j'étais fonctionnaire du ministère des Finances !!
Je veux dire par là qu'il n'est pas besoin d'être voyou et black, je suis blanc et clean. Ca peut arriver à TOUT le monde !

Jean-Luc LUMEN 01/12/2011 00:44

Bonjour..."brave" gens

la dérive nazi des forces de l'ordre, de leurs dirigeants jusqu'à la pointe de l'état... est de notoriété publique.

Déjà le fait qu'il y ait eu des manifestations de policiers ripoux pour soutenir leurs collègues ripoux, démontre bien l'ampleur de la gangrène au sein de l'état français.

"Brave" gens…n'ouvrez surtout pas la bouche…fermez les yeux et bouchez vos oreilles, mais tôt ou tard le jour arrivera où vous n'arriverez plus à ouvrir votre bouche tuméfiée, que vos yeux seront
tellement enflés… que vos oreilles pisseront du sang …le jour là vous le regretterez… d'avoir en connaissance de cause…détourné votre regard.

Il faut arrêter de minimiser l'ampleur du problème et de dire que … "…Les agents sont souvent exposés à des risques importants et la majorité d’entre eux s’acquittent de leurs fonctions de manière
professionnelle et dans le respect de la loi…"

- question risques…ils sont de loin d'être les plus exposés à des risques importants, ce que démontrent toutes les statistiques (sécurité sociale…etc.)
- Comment ce fait il qu'il y ait autant d'exactions … si la majorité d'entre eux s'acquitte de leurs fonction de manière professionnelle…et dans le respects des lois
- comment se fait il qu'il y ait autant de ripoux… si la majorité d'entre eux s'acquitte de leurs fonctions de manière professionnelle…et dans le respect des lois

SI…SI la majorité s'acquittait de leur fonction dans le respect des lois…ne devraient ils pas mettre derrière les barreaux la (soi disante) minorité qui ne s'acquitte pas de leurs fonctions de
manière professionnelle… dans le non respect des lois

Jean-Luc LUMEN
Victime de ripoux